2 belles pommes, 100 gr de farine, 40cl de lait, 4oeufs, 30gr de beurre, 180gr de sucre vanillé, 1pincée de sel

En Italie au JT le sujet sur la grippA vient en 12ème, après les frasques de Berlusconni, un accident d'hélicoptère, l'actualité mondiale et les faits divers.

Ici, C dans l'air en fait son sujet tous les deux jours : en fait-on trop? Oui, non, jamais trop, principe de précaution, et si tout le monde venait à caner, ahah tu regretteras d'avoir dit qu'on exagérait, hein?


In my mind, c'est bien qu'on nous informe pour une fois.
Mais moi je me demande toujours comment ils avaient su dès le début que ça allait devenir une pandémie? Ca c'est louche.



Je sais que je vais l'avoir, j'ai peur, je vois déjà le virus s'aggriper à moi, muter sur moi, on vieillira ensemble dans un meublé sinistre où mes dents tomberont une à une. Je me vois d'ici. Je trainerai dans les rues titubant et marmonant, mon panier rempli de navets à la main. On m'enverra quelques cartes affectueuses à Noël et je raconterai à de parfaits inconnus qu'à une époque j'étais en forme, souriante, saine, pleine d'avenir.
Ils secoueront la tête : pauvre vieille, elle est folle certes mais inoffensive.




Ouais, c'est bien qu'on nous informe pour une fois.

# Posté le mardi 08 septembre 2009 03:44

L'humain et les incertitudes qui vont avec.

C'est une situation assez rare.
On ne la rencontre que dans les premiers temps d'une relation amoureuse, d'une cure psychanalitique, ou d'une cuite mémorable.
On se retrouve à dire non seulement ce que l'on a vécu, mais qui on est, ce qui fait qu'on est soi et nul autre, à quelqu'un qu'on connait à peine.
Et quand cela se produit naturellement, s'en est assez déconcertant.

Emmanul Carrere me fait pleurer dans le TER
Sybille embrasse Nathan, conséquence : il sort du coma.
Mon médecin me prend pour une junkie.


Je peins, je danse, je lis, il dort, il pense, il rit.


Il n'y a pas d'urgence à tout cela. Aucune urgence, vraiment.

L'a-routine.

L'humain et les incertitudes qui vont avec.

# Posté le mercredi 22 juillet 2009 08:14

"Car elle m'a fait comprendre, en deux trois mots pas plus, que je n'existais pas"

Il me faut l'adresse d'un mec à l'esprit tordu et torturé, misanthropie indispensable, pour lui dire tout le bien que je pense des gens comme lui, et l'embrasser peut être.
Son 06 ou la longitude/latitude de son appart' pas rangé/pas propre/pas décoré, comme il veut.


Je comprends pas ce qu'ils ont tous avec Paris. C'est moche, on s'y perd et ça pue.


La nouvelle superstition du XXIème siècle : le loto. C'est absurde la manière dont on croit qu'on a gagné à chaque fois, et comme on est étonné finalement d'avoir lamentablement échoué.


En ce moment lecture parallèle de D'autres vies que la mienne et La vie secrète de l'enfant avant sa naissance. Mais en vrai j'ai envie d'un puissant J'irai cracher sur vos tombes, un enchainement de mots qui m'arracherait au triste style littéraire linéaire que je lis nauséeusement, en attendant mieux.
Même remarque pour les mecs. Demain ne me vient pas très clair.


Photo invisible accompagnant ce morceau de pensée qui aurait mieux fait de resté invisible lui aussi, maybe, ou pas.
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# Posté le mercredi 15 juillet 2009 11:29

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 12:02

« Mes enfants, les mortels ont l'½il sur nous ! Sauvons les apparences ! » Jupiter, Acte I, deuxième tableau

Putain de date, le 14juillet. Orphée aux enfers d'Offenbach. Orphée, quel symbole, Eurydice, quelle cruche!

Hier j'ai cru que la ligne 14 m'avait ensorcelée.
Des centaines de pulsions impulsives et simultanément décousues.
Something saved my soul.
Mon signe zodiacal is dead.
Le tour de France me dépasse, plus belle la vie m'émeut, le train-train, le train-train, le train-train.
Mysticité. A qui profite ce business?

Kiffing les addictions.
Flipping les addictions.
« Mes enfants, les mortels ont l’½il sur nous ! Sauvons les apparences ! » Jupiter, Acte I, deuxième tableau

# Posté le samedi 11 juillet 2009 08:13

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 12:07

Je ne suis là pour personne.

Si le dimanche matin était un samedi soir, 90% de la population mondiale se leverait plus tôt. Et kifferait sa vodka-pomme/malboro au lit.
On aurait plus de temps pour danser, draguer, éclater de rire, breakdanser, séduire, sourire.
On écouterait moins de Jenifer, probablement. On mangerait moins d'Oreos.
Ca serait fun, toutes les filles s'appeleraient Elizabeth et les mecs Andréa. Oh oui Andréa!

Je crois que la croyance qui consiste à croire qu'on vous a jetté un sort chaque fois qu'une situation foireuse se reproduit est inexacte.



La révolution, une forme d'art?


Mais après tout, qu'est ce qu'une vie sans risques?
Je ne suis là pour personne.

# Posté le lundi 29 juin 2009 09:59

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 12:08